Levés 6h, petit déj 6h30 mais ..le gérant a oublié de se réveiller et nous sommes ensuite obligés de déjeuner en vitesse car nous devons prendre un bus pour Tena, avant de rejoindre l’Amazonie. Finalement nous poireautons un certain temps au terminal du bus, c’etait bien la peine de se dépêcher !La route n’est pas goudronnée, c’est du sable et des cailloux et ça secoue dans tous les sens !Notre bus semble avoir quelques problèmes techniques au niveau de la roue et nous stoppons dans un petit village où le mécanicien local vient inspecter les dégats. Cela ne doit pas être bien grave car nous repartons quelque temps après.
Passage au poste de police, nous devons fournir nos passeports. Or nous n’avons que la photocopie (les originaux etant dans le coffre de l’hôtel à Quito) car Rocio avant le départ s’etait renseignée et cela était suffisant. Sauf que cela ne l’est plus et Rocio est obligée de payer une amende…Après 4h de bus et la traversée de beaux paysages verdoyant et luxuriant, nous voici arrivés à Tena où nous déjeunons (1/4 poulet et frites) dans un petit restaurant où la serveuse est aimable comme une porte de prison !Il n’y a pas beaucoup de touristes, c’est un gros bourg amazonien qui fait très « Amérique du Sud ».

Nous prenons de nouveau le bus pour 1h30 de trajet afin de rejoindre le fleuve Napo où nous attendent les pirogues. Je me suis mise près de la fenêtre ouverte pour respirer l’air frais car c’est sympa de voyager en bus local mais c’est parfois odorant !Ce fût d’autant plus un choix judicieux que le petit garçon à mes côtés « a rendu son déjeuner » dans le couloir du bus !
Nous rejoignons notre lodge en 5 min avec les pirogues: il s’agit d’un campement de baraques en bois perdues dans la jungle amazonienne. Nous avons une chambre à l’étage avec Marie-Noelle et il faut escalader une échelle en bois pour y accéder. Ceci avec le gros sac à dos.Heureusement que les lits sont équipés de moustiquaires car les locataires de la chambre infèrieur (groupe Nomade) se sont hâtés de nous dire qu’il y avait des tarentules !Brrrr frissons d’horreur !

Il est 17h et nous optons pour une baignade rafraichissante dans le fleuve (au préalable nous nous sommes renseignés pour savoir s’il y avait des bêtes !), puis ensuite douche archaïque (maison en bois, l’eau de la douche est en fait l’eau du fleuve). Nous prenons un cocktail au bar (tequila sunrise), dînons puis discutons sur les hamacs jusqu’à 23h. L’electricité s’arrête à minuit jusqu’au lendemain 6h, nous nous hâtons donc de rejoindre nos lits et nous endormir avant que l’obscurité n’envahisse la chambre !La nuit fût agitée : je me suis réveillée assez souvent (j’avais peur qu’une tarantule ne pénètre dans ma bouche ouverte !) + tous les bruits environnants…Bref pas fâchée de voir la lumière du jour !